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Des pourparlers entre Israël et le Liban prévus la semaine prochaine à Washington
information fournie par AFP 10/04/2026 à 00:53

Les secours devant les décombres d'un immeuble après une attaque aérienne israélienne à Beyrouth le 9 avril 2026, au Liban ( AFP / Ibrahim AMRO )

Les secours devant les décombres d'un immeuble après une attaque aérienne israélienne à Beyrouth le 9 avril 2026, au Liban ( AFP / Ibrahim AMRO )

Des pourparlers entre le Liban et Israël sont prévus la semaine prochaine à Washington, a dit un responsable américain jeudi, après des frappes meurtrières de l'armée israélienne sur le pays voisin qui font peser un risque sur la trêve précaire conclue entre les Etats-Unis et l'Iran.

"Nous pouvons confirmer que le département d'Etat accueillera une réunion la semaine prochaine pour discuter des négociations de cessez-le-feu avec Israël et le Liban", a dit ce responsable à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Après un appel à la retenue de Donald Trump, Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban.

Selon le Premier ministre israélien, ces négociations, inédites depuis des décennies, "porteront sur le désarmement du Hezbollah" et sur "l'établissement de relations de paix" entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre.

Le Liban veut cependant "un cessez-le-feu avant tout début de négociations", a déclaré à l'AFP un responsable libanais requérant l'anonymat.

De son côté le Hezbollah pro-iranien a rejeté toute négociation directe entre le Liban et Israël, appelant au "retrait israélien" du sud du pays.

Benjamin Netanyahu a toutefois averti auparavant que les frappes contre le Hezbollah se poursuivraient pour rétablir la "sécurité pour les habitants du nord" d'Israël.

Dans la soirée, l'armée israélienne a annoncé ainsi avoir commencé à frapper des "sites de tir" du Hezbollah au Liban.

- "Inacceptable" -

Après deux jours de cessez-le-feu, la communauté internationale redoute que celui-ci ne soit compromis par la poursuite de la campagne israélienne au Liban.

A Beyrouth, l'heure était encore à la recherche de victimes après les frappes menées simultanément par Israël sur plusieurs régions mercredi, qui ont fait plus de 300 morts et un millier de blessés.

Dans le quartier résidentiel d'Ain el Mreisseh, proche de la mer, des corps gisent encore sous l'amas de pierres et de métal d'où émergent, ici un bulletin de notes, là une peluche.

"On ne sait pas où se trouve ma nièce", dit à l'AFP Taha Qarqamaz, qui a perdu une autre nièce, et dont deux autres sont en soins intensifs.

"Regardez, ce sont des cahiers, des cours, des livres! Où est le Hezbollah ici?" s'insurge Khaled Salam, un ami.

Des secouristes utilisent une pelleteuse pour dégager les décombres sur le site d'une frappe aérienne israélienne la veille, dans le quartier de Tallet al-Khayyat, à Beyrouth, le 9 avril 2026 au Liban ( AFP / Ibrahim AMRO )

Des secouristes utilisent une pelleteuse pour dégager les décombres sur le site d'une frappe aérienne israélienne la veille, dans le quartier de Tallet al-Khayyat, à Beyrouth, le 9 avril 2026 au Liban ( AFP / Ibrahim AMRO )

Donald Trump a confirmé jeudi à NBC News avoir plaidé la retenue auprès de Benjamin Netanyahu, après que le site d'information Axios a fait part d'échanges téléphoniques mercredi entre les deux hommes et l'émissaire américain Steve Witkoff.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a lui jugé "inacceptable" la poursuite des attaques d'Israël contre le Liban, lors d'une tournée pour rencontrer les dirigeants du Golfe avec lesquels il veut s'attacher à faire respecter le fragile cessez-le-feu.

Une femme passe devant une fresque murale anti-américaine et anti-israélienne, à Téhéran, le 8 avril 2026 ( AFP / ATTA KENARE )

Une femme passe devant une fresque murale anti-américaine et anti-israélienne, à Téhéran, le 8 avril 2026 ( AFP / ATTA KENARE )

Le Pakistan, médiateur dans le conflit, avait relevé en annonçant le cessez-le-feu que celui-ci s'appliquait "partout, y compris au Liban" -- ce que démentent Israël et Washington -- et a dénoncé jeudi l'"agression" israélienne contre le Liban.

- "Mauvais boulot" -

Le pays doit accueillir à partir de vendredi des négociations entre Iraniens et Américains, ces dernières étant menées par le vice-président JD Vance.

Auprès de NBC News, Donald Trump s'est dit "très optimiste" sur la possibilité de conclure un accord de paix, malgré l'écart entre les positions des deux pays.

Le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a lui exclu d'emblée toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium de son pays, une demande fondamentale des Etats-Unis et d'Israël qui accusent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique - ce que Téhéran nie.

Carte montrant les deux routes maritimes alternatives imposées par la marine des Gardiens de la Révolution iraniens en invoquant la possibilité de "mines" sur l'itinéraire habituel plus au large du détroit d'Ormuz ( AFP / Valentina BRESCHI )

Carte montrant les deux routes maritimes alternatives imposées par la marine des Gardiens de la Révolution iraniens en invoquant la possibilité de "mines" sur l'itinéraire habituel plus au large du détroit d'Ormuz ( AFP / Valentina BRESCHI )

Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a franchi jeudi le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était une condition du cessez-le-feu.

Mais le trafic via cette voie maritime essentielle au commerce mondial est encore loin d'un retour à la normale, et Donald Trump a mis en garde l'Iran jeudi contre toute volonté de mettre en place un péage.

Le président américain a fait état dans un message sur sa plateforme Truth Social "d'informations selon lesquelles l'Iran fait payer des frais aux pétroliers traversant le détroit d'Ormuz".

"Ils ont intérêt à ne pas le faire, et si c'est le cas, ils feraient mieux d'arrêter maintenant!", a-t-il ajouté, accusant l'Iran de faire "vraiment du mauvais boulot, indigne certains diraient, pour permettre au pétrole de traverser le détroit d'Ormuz".

Malgré la précarité du cessez-le-feu, la Bourse de New York a clôturé en hausse jeudi et les cours du pétrole ont modéré leur hausse.

100 commentaires

  • 09 avril 23:30

    Oh lalla ca fait 50 piges qu’on voit des massacres la bas. C’est quoi qui vous fait chialler Que ca se rapproche de nous ? Chacun fait ce qu’il doit..


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